Mangin de VOUTHON, oncle de Jeanne d’ARC

Un oncle de Jeanne d’Arc depuis quatre siècles oublié, Mangin (de Vouthon), frère ď Isabelle, mère de la Pucelle, en résidence à Saint-Denis-en-Val, près d’Orléans, par M. Boucher de Molandon. Orléans, Herluison, 1891 . In-8°, 20 pages.

Habile paléographe en même temps qu’infatigable chercheur, M. DOINEL, érudit archiviste du Loiret, autorisé par un honorable notaire de notre ville (Me REGNAULT) à compulser les minutes de Jean PETIT, titulaire de son étude au XVe siècle, y remarqua, parmi de nombreux contrats sans intérêt actuel, deux actes datés du 6 septembre 1460, dans lesquels l’un des contractants, Mangin (de VOUTHON) se dit natif de Vouthon, en Lorraine, et ONCLE DE FEU JEHANNE LA PUCELLE. Comprenant quelle vive émotion cette brève affirmation ferait naître en notre cœur orléanais, M. DOINEL eut la gracieuse courtoisie de nous en donner la primeur, en nous conviant à la compléter par de nouvelles études. Avant de concourir à cette sympathique collaboration, notre premier devoir est de reporter à M. Doinel le principal honneur de cette curieuse découverte.

Dans le premier acte, Mangin de VOUTHON vend à un Orléanais, Jean de THAMENAY, pour le prix de dix livres tournois, un petit lieu ou logis avec grange, verger, bois, terres, aisances, etc.,… sis au quartier de Luminart, paroisse de Saint-Denis-en-Val, qu’il habitait avec Guillemette, son épouse, lequel tenait, d’une part, au chemin de Luminart à Jargeau, d’autre part à une noé (terrain bas et humide) nommée la Noé de l’Allemande, d’autre part à la turcie (levée, au bord d’une rivière, pour en contenir les eaux) de la rivière de Loire ; icelui lieu contenant environ un arpent et demi d’héritage. L’exacte délimitation, consignée dans l’acte, nous a permis de rechercher, et, nous croyons pouvoir dire, de retrouver la position topographique de ce petit domaine. Une maison attenant à Luminart, reconstruite au XVIIIe siècle, comme l’indique une inscription gravée sur l’un des poteaux qui supportent la poutre de la principale chambre, et dont les dépendances d’un arpent et demi, comme l’étaient celles de la maison désignée dans l’acte, sont, elles aussi, bornées, vers le nord, par le chemin rural de Luminart à Jargeau, d’autre côté, par l’ancienne levée, fort rapprochées de terrains humides, analogues à ce que devait être la Noé de Lallemande, le tout à proximité de l’ancienne métairie du Mont, détruite par la débâcle de 1789, nous a paru constituer encore, après tant d’années, l’ancienne propriété de Mangin de VOUTHON et de Guillemette son épouse. Nous ajouterons qu’en cette même commune de Saint Denis-en-Val, une maison dite de la Pucelle, sise dans la rue qui conduit du bourg à la grande route, incendiée, puis rebâtie à neuf, semble y rappeler la résidence de quelque membre de la famille de Jeanne d’Arc. Ces inductions nous ont été confirmées par M. l’abbé VERJAT, curé de la paroisse, et par un honorable habitant, qui, malgré son grand âge, a conservé, avec la plénitude de ses facultés, des souvenirs d’un véritable intérêt.

Dans le second acte, daté du même jour et inscrit dans le registre à la suite du premier, Mangin de VOUTHON reprend à titre de locataire, pour le plein cours de sa vie et de celle de son épouse, jusqu’au décès du dernier sur vivant, et ce moyennant une rente annuelle de six sous parisis, le petit domaine dont il vient de se dessaisir. Le bailleur s’oblige à faire couvrir à neuf la maison et la grange.

Nous eussions vivement désiré que la découverte de quelques nouveaux documents nous permît de reconstituer d’une manière plus complète la physionomie de ce personnage à demi historique, qui, après quatre siècles et demi d’oubli, renaît inopinément à la lumière du jour. De regrettables lacunes dans la série des minutes de Jean PETIT ont rendu nos recherches infructueuses ; nous y avons appris seulement, par un acte du 9 octobre 1459, que Jean de THAMENAY était ou avait été notaire, et, par deux autres actes des 11 juin et 30 août 1460, qu’il était propriétaire de quelques terres à Saint-Benoît-sur-Loire et d’un moulin à eau, sis dans la rivière de Loire, en la paroisse de Chécy, vis-à-vis Saint-Denis-en-Val.

Une étude attentive des détails consignés dans les deux actes, puis par nous rapprochés des documents déjà connus, nous a toutefois permis d’en déduire quelques notions sur la personnalité de Mangin de VOUTHON. Tout d’abord son affirmation qu’il est oncle de feu Jeanne la Pucelle ne peut, nous semble-t-il, être en quoi que ce soit contestée. La propriété qu’il habitait avec sa femme était, avons nous dit, sise au lieu de Luminart, en la paroisse de Saint-Denis-en-Val. Or nous savons par des documents certains qu’en cette même paroisse et précisément au domaine de Luminart demeurait alors Messire Pierre du LIS, troisième frère de la Pucelle, avec Jeanne BAUDOT, son épouse, Jean du LIS, leur fils, et temporairement avec Claude du LIS, leur neveu, qui, plus tard, sous le nom de noble homme Claude du LIS, en déposa formellement dans l’enquête de 1502.

Tout près de Luminart était le domaine du Mont, que Pierre du LIS avait donné en dot à Marguerite du LIS, sa nièce, et où elle demeurait avec son mari, Antoine de BRUNET, et leurs enfants. Des relations d’affectueuse intimité avaient dû inévitablement s’établir entre ces trois familles, issues des mêmes contrées vosgiennes, unies par le triple lien de l’origine, du voisinage et de la parenté. Il est donc absolument inadmissible qu’en de telles conditions et en présence de deux notaires, l’un comme acquéreur, l’autre à titre d’officier public, Mangin eût osé s’attribuer mensongèrement une qualification qui touchait aux plus chers sentiments de ses proches ; téméraire usurpation contre laquelle ils eussent immédiatement protesté. Nous croyons pouvoir ajouter que Mangin était oncle de la Pucelle, dans la stricte acception du mot, c’est-à-dire frère d’Isabelle, sa mère, et non un simple cousin germain à qui le titre d’oncle aurait été donné par pure déférence, comme il était souvent d’usage en ces contrées. C’est ainsi que Durand LAXART (ou LASSOIS), qui conduisit Jeanne à Robert de BAUDRICOURT, est qualifié par elle, dans ses interrogatoires, du titre d’oncle, encore bien qu’il ne fût que son cousin germain par alliance, comme mari d’une fille d’Aveline LE VAUSSEUL, sœur d’Isabelle, mère de la Pucelle.

Les informations faites à Vaucouleurs en 1476 et en 1555, à la requête des descendants de Jean de VOUTHON, frère d’Isabelle, et d’Aveline LE VAUSSEUL, sa sœur, nous ont fait connaître, en effet, de la manière la plus précise, les membres de ces deux filiations collatérales ; et dans cette double série, où sont exactement inscrits les neveux et nièces d’Isabelle, ne figure pas Mangin de VOUTHON. S’il n’est pas neveu d’Isabelle, il est donc son frère, d’autant mieux que, s’il est acquis qu’Isabelle eut un frère nommé Jean de VOUTHON, il n’est dit nulle part qu’elle n’en eut pas un autre. Le nom de notre personnage nous fournit une nouvelle induction sur son origine familiale. Ce nom se compose, suivant l’usage d’alors, de son prénom Mangin et de l’indication de son lieu de naissance. Or, ce prénom Mangin avec de multiples variantes : Demanche, Dimanche, Manget, Mangeot, pour les hommes, Mangette, Mangeotte, pour les femmes, se trouve fréquemment porté par les parents et alliés de la famille d’Arc appelés à déposer dans les informations ouvertes aux XV et XVIe siècles dans la Lorraine et le Barrois. Les savants les plus compétents dans l’étude de ces questions onomastiques ont estimé comme nous que ces nombreuses variantes dérivent du vocable primordial Dominicus, Dominique ; elles montrent à la fois par leur variété et leur fréquence de quelle popularité jouissaient alors en ces contrées l’Ordre des frères prêcheurs et saint Dominique, son vénéré fondateur.

Des deux actes que nous essayons d’apprécier ressortent encore, à l’égard de notre personnage, d’autres déductions qui doivent trouver place en cette étude. Le bail emphythéotique consenti par Jean de Thamenay au profit de Mangin et de Guillemette, son épouse, devait, aux termes du contrat, s’éteindre au décès du dernier survivant. Nulle mention n’y est faite d’enfants, appelés, suivant l’usage de nos contrées, à le reprendre au décès de leurs père et mère, ou formellement exclus, au contraire, du droit de le continuer. Nous croyons donc pouvoir en conclure qu’aucun enfant n’était né de leur union. L’absence de postérité, jointe à la modicité de la fortune, tend à nous expliquer comment Mangin ne paraît pas avoir revendiqué les privilèges nobiliaires accordés par Charles VII aux parents de l’immortelle héroïne et auxquels il avait droit, aux termes des lettres d’anoblissement datées de Mehun-sur-Yèvre (décembre 1429). On aura remarqué, en effet, que, dans nos actes, Mangin, tout en se déclarant oncle de Jeanne la Pucelle, n’ajoute pas à son nom le titre de noble homme qu’aimaient à prendre tous les parents de Jeanne qui régulièrement avaient justifié de leurs droits. Les frais de cette revendication et des informations sur lesquelles elle devait s’appuyer ont pu paraître à Mangin dépasser sa fortune. Elle semble avoir été réellement fort modique : le petit domaine qu’il avait acheté et où il demeurait avec Guillemette, sa femme, lui était évidemment cher, puisqu’après l’avoir vendu, il s’en assure de nouveau la jouissance pour le plein cours de sa vie et de celle de son épouse ; et pourtant il s’en dessaisit à prix d’argent, en stipulant, non seulement que le prix lui en sera payé comptant , mais de plus que l’acquéreur, devenu son bailleur, y réparera, de ses deniers, les couvertures de la grange et du logis ; réparations nécessaires et urgentes, qui dès lors n’avaient pas été faites, quand, à titre de propriétaire, il habitait la maison. L’extrême modicité du loyer annuel pourrait même permettre d’y entrevoir une discrète libéralité d’un notable Orléanais envers un parent peu aisé de la sainte libératrice si chère aux habitants de la cité.

En résumé, tout semble indiquer que lorsque, vers 1439, la mère de Jeanne d’Arc quitta son village de Domremy pour venir achever ses jours en notre Orléanais, un de ses frères, natif, comme elle, de Vouthon, de fortune et de condition fort modestes, ainsi que l’étaient d’ailleurs la plupart des membres de sa famille, vint, avec sa femme Guillemette, se fixer aussi parmi nous. Aux bords de la Loire, en la commune de Saint-Denis-en-Val, il aurait acheté d’un cordonnier, Denis JANVIER, une petite propriété rurale, attenante au domaine de Luminart, qu’habitait son neveu, messire Pierre du Lys et sise, en outre, tout près du domaine du Mont, où demeurait Marguerite du Lis, sa petite nièce, avec Antoine de Brunet, son mari, et leurs enfants. Quelques années après, pour des motifs que nos actes ne précisent pas, mais laissent facilement pressentir, il aurait revendu ce petit domaine en s’en assurant la jouissance, à titre de locataire ,pour le cours de sa vie et de celle de son épouse. Il paraît y avoir vécu dans une condition ignorée, sans avoir pris part ni aux solennelles informations pour la réhabilitation de sa sainte nièce, ni aux enquêtes provoquées par plusieurs de ses proches pour justifier de leur parenté avec elle et en recueillir les prérogatives. Nous ne trouvons pas non plus, dans nos comptes de commune, son nom associé aux témoignages d’affectueuse déférence que nos procureurs de ville aimaient à donner aux parents de leur libératrice. Après cette vie complètement effacée, il serait vraisemblablement décédé ainsi que sa femme, dans le domaine dont ils s’étaient réservé la jouissance, sans laisser après eux ni postérité ni souvenirs.

Quatre siècles et demi s’écoulent de la sorte ; mais voici qu’après ce silence quatre fois séculaire, un vieil acte de vente, fortuitement découvert dans les minutes d’un de nos notaires du XVe siècle, vient nous révéler que cet humble propriétaire d’un petit domaine rural en la banlieue d’Orléans était oncle de feu Jeanne la Pucelle. Or, tel est le prestige attaché au nom de l’incomparable enfant, en qui nos pères aimaient à voir un ange envoyé du ciel, qu’il suffit de ces quelques mots pour illustrer ce nom obscur et le couronner, en quelque sorte, d’un rayonnement de respect et de sympathie. Mangin de VOUTHON, sorti après tant d’années des limbes de l’oubli, a donc droit désormais de prendre rang parmi les modestes cultivateurs au sein desquels Jeanne reçut le jour et que son immortel souvenir a pour toujours anoblis.

Mais nous devons quelque chose de plus encore à nos vieux textes heureusement retrouvés; nous leur devons, nous aimons à le dire, d’avoir mis en plus complète lumière un fait historique qui, peut-être, n’a pas été suffisamment signalé, et dont notre Orléans a quelque droit de s’enorgueillir. Le merveilleux accomplissement de la mission de la Pucelle avait fait rejaillir sur ses proches un reflet de sa brillante auréole. Bientôt, hélas ! Aux jours de gloire avaient succédé les jours de délaissement et de douleur. Les intrigues des courtisans, l’abandon des compagnons d’armes, l’oubli des services rendus, les iniquités du procès, les souffrances de la captivité, l’horreur du supplice, le poids, si grave alors, d’une condamnation, quelque injuste qu’elle fût, en matière de foi, enveloppaient la sainte victime et sa famille comme d’un funèbre linceul. Dans ces années d’amertume, les parents de la vierge de Domrémy tournaient naturellement leurs aspirations et leurs yeux baignés de larmes vers la noble cité qui, fidèle au souvenir de sa libératrice, accueillait affectueusement ses proches, protestait par des prières publiques contre l’odieuse sentence de Rouen et rendait à sa mémoire des hommages solennels. C’est ainsi, sans nul doute, que, sous l’influence de ces affectueuses pensées, les principaux parents de Jeanne : sa mère Isabelle, son frère messire Pierre, sa nièce Marguerite, son neveu Claude, enfin Mangin, son oncle maternel, furent successivement induits à quitter leurs vallées natales des Vosges, pour venir se grouper, les uns près des autres, au sein d’une population reconnaissante et amie, au pied des murs affranchis par l’épée de la Pucelle, aux rives du fleuve témoin de ses premières victoires, et dont les échos ne cessaient de redire ses triomphes et ses vertus. Orléans s’est donc constamment efforcé d’acquitter sa dette de gratitude envers l’immortelle héroïne dont le nom est désormais inséparable du sien : d’abord en lui rendant un culte incessant d’admiration et de respect, puis en offrant à ceux qu’elle avait aimés sur la terre une hospitalité filiale et une seconde patrie.

Contrats de vente relatifs à Mangin de Vouthon, 1460

Contrat n°1 :

Mangin de VOTON, natif de Voton en Lorraine, oncle de feu Jehanne la Pucelle, de présent demourant en la parroisse SaintDenis-en-Vaulx, lequel tant pour lui et en son nom, comme pour et ou nom de Guillemette, sa femme, et promectant la faire consentir et obliger si toust que requis en sera, a la vente et transport des héritages cy après déclarez, confesse avoir vendu, ceddé, transporté et delessé et par ces présentes, vend, céde, transporte et du tout délaisse, dès maintenant pour tousjoursmès, à Jehan de THAMENAY, demourant à Orléans, en la parroisse Saint-Donnacian, achateur, ad ce présent et acceptant, les héritages qui s’ensuivent : c’est assavoir ung petit lieu ou a logeis, petite grange, vergier, bois, aisances et appartenances audit lieu, ainsi comme tout se comporte et poursuit, sans riens excepter, ne parfaire, où de présent demeurent lesdiz Mengin et sa dicte femme, assis au lieu de Luminart, en la parroisse Saint-Denis-en-Vaulx, tenant d’une part au chemin allant dudit lieu de Luminart à Jarguau, d’autre part à une noe nommée la Noé à Lalemande, d’autre part à la turcie de la rivière de Loire ; icellui lieu contenant environ arpent et demi d’éritage. Item une pièce de bois contenant environ trois quartiers, qui fut à feu Guillot FERMAIN, tenant à ladicte noé àLalemande, d’une part, ung fossé entre deux, d’autre part au long du champ de Saint-Evurtre, par ung bout au talu de ladicte rivière. Item, ung arpent de terre, ou environs assis au lieu des Plantes, tenant à Jaquet PASTAULT, d’une part, et à Pierre CHARPENTIER de deux antres parts. Iceulx héritages mouvans du conquest dudit vendeur, par lui fait de Denis JANVIER, cordoannier, comme il disoit, chargez iceulx héritages des cens et charges foncières, qu’ilz pévent devoir, sans autre charge, frans et quictes des arrérages desdiz cens et autres ypothèques quelzconques, de tout le temps passé jusques à présent. Ceste vente faicte pour la somme de dix livres tournoys, monnoye courant à présent, que icellui vendeur a confessé en avoir pour ce eue et receue dudit achateur et dont icelui vendeur s’est tenu coutant et bien paie, et en quicte et clame quicte ledit achateur, etc.

Contrat n°2 :

Cedict jour.

Ledit Mangin de VOTON confessa avoir pris à tiltre de loage, ferme, ou pension dudit Jehan de THAMENAY, qui a confessé lui avoir baillé, audit tiltre de ferme ou pension, lesdiz héritages dessus déclarez, du jourdhui, jusques durant le plain cours des vies desdiz de VOTON et sa dicte femme et jusqu’au trépas du survivant et derrenier de vie d’eulx deux, pour la somme de six solz parisis par an, icelles vies durans, païables par chacun an par icellui Mangin audit Jehan THAMENAY et au terme de la feste de Toussains ; le premier paiement commençant de la feste de Toussains prouchaine venant, en ung an. Et par ce bail faisant, seront tenus iceulx mariez de mectre, tenir, sous-tenir et maintenir iceulx héritages, tant de couverture, cheminée, charpenterie, comme autrement en bon estat et convenable, moyennant que icellui THAMENAY a promis de faire couvrir lesdictes maison et grange, dedans Karesme prenant prouchainement venant. Et à la fin dudit temps, les lesser en bon et suffisant estat. Et aussi paieront du leur iceulx preneurs, pour et ou nom dudit achateur, les cens et charges foncières avec toutes tailles de guerre, de puis, de turcie, de rivière et autres charges et subvencions qui seront mises et imposées sur iceulx héritages le temps desdictes vies durans. Promectans et obligeans par foy de chacune partie, consentans, etc.